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Comment gérer la parole prophétique ?

Introduction

« Il ne vous appartient pas de connaître les temps et les moments. » (Act. 1 : 7)


Dieu vous a fait une promesse, vous a donné une parole « rhéma »* que vous chérissez - ou ne chérissez pas -. Ce peut être comme pour Abraham de devenir le père ou la mère d’une race bénie ou comme pour Noé de construire une arche (une association humanitaire, par exemple). Dieu vous a dit que vous étiez pour l’instant « caché dans son carquois » mais qu’un jour, il vous lancerait dans les nations, il vous a révélé que vous partiriez en mission, que vous fonderiez une Eglise…

Il est vrai que le Seigneur, dans sa Souveraineté, peut lever le voile de certains pans de notre futur. Ceci pour nous rassurer, nous préparer, nous stimuler à veiller, à prier, à évangéliser… Ce que Dieu annonce parfois longtemps à l’avance, devrait être pour nous une source d’encouragement et une bénédiction. Mais nous avons du mal à gérer certaines paroles prophétiques et l’eau qui devrait nous désaltérer devient de l’absinthe dans notre gosier ! J’aimerais donc faire quelques remarques concernant la gestion de la parole prophétique.

* Une parole « rhéma » est une parole de la Bible qui s’applique à votre cas personnel, qui est « actualisée » dans la situation qui vous est propre.

1. Ne pas courir après une parole prophétique comme on va chez l’astrologue.

L’être humain a besoin d’être constamment rassuré concernant son avenir. C’est pourquoi de tout temps et en tout lieu, il a cherché à le connaître à travers toutes sortes de moyens : la bonne aventure, la boule de cristal, l’invocation aux défunts, l’astrologie…

« Ce qui est caché est réservé à l’Eternel notre Dieu. » (Deut. 29 : 29)

« Oserez-vous me questionner sur ce qui doit venir ? » (Es. 45 : 11)

« Tu t’es tant fatiguée à consulter tous tes devins. » (Es. 47 : 13)

Si, en général, Dieu ne nous révèle pas les choses cachées, c’est qu’il doit avoir ses raisons. Je suppose que si l’on savait tout ce qui allait nous arriver, notre vie deviendrait un cauchemar. En tant que chrétiens, nous avons le privilège de savoir que le Dieu Tout-Puissant veille sur nous. Celui-ci, dans sa Parole, nous répète encore et encore que nos destinées sont dans ses mains et que les projets qu’il a pour notre vie, sont des projets de paix et non de malheur afin de nous assurer un avenir plein d’espérance (Jér. 29 : 11). Quelles promesses merveilleuses ! Elles sont pour nous aujourd’hui et pour demain. Pas besoin d’aller voir un voyant ! La vie chrétienne est une marche par la foi, non par la vue. C’est une marche de confiance « aveugle », on peut marcher « les yeux fermés » ou plutôt les yeux fixés sur Jésus.


2. Etre le dépositaire des secrets de Dieu n’est pas une tâche facile.

« Le Seigneur, l’Eternel, n’accomplit rien sans avoir d’abord révélé ses plans à ses serviteurs, les prophètes. » (Amos 3 : 7)

Quand Dieu nous donne une parole prophétique, il nous charge d’une grande responsabilité. Elle est comme une « valise » qu’il nous confie et qu’il va falloir apporter quelque part. Dans cette valise, il y a quelque chose de très précieux, de très important à ses yeux. Cette valise peut être « lourde » parfois à porter.

Je pense à ceux qui faisaient de la Résistance pendant la Seconde Guerre Mondiale et qui avaient des documents secrets à faire passer. Il devait user de prudence, de sagesse, d’ingéniosité pour les mener à bon port. De même, devons-nous agir avec cette parole-vision qui nous a été donnée. Car nous aurons fort probablement des ennemis à confronter : bien sûr, le diable, l’ennemi numéro un qui ne veut pas que le Royaume de Dieu avance. Mais aussi « les autres », certains autres qui sont même chrétiens. Et puis nous-mêmes. Car nous pouvons devenir notre propre ennemi !

3. « N’avorte jamais la vision que Dieu t’a donnée ! »

Attention au découragement, à la moquerie

Sur le chemin de l’attente, nous en rencontrerons plus d’un qui nous conseilleront de « laisser tomber », « d’avorter » le « bébé-vision ». Ce sera des moments extrêmement troublants pour nous car nous sommes liés à la parole que nous avons cru venir de Lui, bien des années auparavant. Il y aura des jours de grands doutes où l’on n’en pourra plus de ramer à contre-courant et où l’on aurait préféré ne jamais avoir entendu de prophétie pour ne plus être liés par elle.

On pourra aussi se moquer de nous. On fera tout pour nous « casser ». Pensez à Noé, pensez à Néhémie… Avant nous, ils ont entendu, toutes ces « bonnes paroles » du style : « C’est trop grand » ; « Pour qui tu te prends ? » ; « T’auras jamais les finances ! » …

« Ils espéraient que nous nous découragerions et que nous abandonnerions l’ouvrage ! » (Néh. 6 : 9)

« Faîtes attention : ne perdez pas courage, ne vous effrayez pas des rumeurs qui circulent à travers le pays ! » (Jér. 51 : 46)

« Ne crains pas leurs paroles et ne tremble pas devant eux. » (Ez. 2 : 6)

« Suffit-il de parler pour que l’on ait raison ? » (Job 11 : 2)

C’est pourquoi il est parfois préférable de garder notre vision cachée et secrète – au moins les premiers temps.

Attention à la Séduction

Et puis, il peut y avoir un moment où tout compte fait, cette promesse, on n’en veut plus ; au début, elle nous enthousiasmait. Maintenant, elle nous pourrit la vie. On préférerait entendre la voix d’un autre prophète qui nous dise autre chose et nous délie de ce fardeau, qui nous libère de cette parole : « Lorsque je me dis : ‘Je veux oublier sa parole… ‘, il y a dans mon cœur, comme un feu qui m’embrase… je m’épuise à le contenir et n’y arrive pas. » (Jér. 20 : 9) Mais est-ce juste ? Dans 2 Rois, un prophète se laisse détourner de sa route « première », à cause d’un autre prophète qui lui donne une autre parole. Conséquence ? Ce premier est jugé sévèrement pour sa désobéissance et se fait attaquer et tuer par un lion.

« Informez-vous des chemins d’autrefois : ‘Quel est le bon chemin ?’ Et puis suivez-le donc. » (Jér. 6 : 16).

4. « Est-ce bien toi Seigneur ? »

« Pourquoi les doutes envahissent-ils votre cœur ? » (Luc 24 : 38)

Quand les choses ne vont pas dans le sens escompté, le doute vient s’immiscer : « Ai-je bien entendu ? » ; « Dieu a-t-il réellement dit… ? » On peut friser la folie : la pression entre la vision et ce qu’on voit ici et maintenant peut nous écraser.

Quand, en hiver, la graine est en terre, tout semble désespérément mort… jusqu’à ce que le printemps s’en mêle !

Quand la marée s’éloigne, la barque qui patauge dans la boue semble misérable… jusqu’à ce que les flots reviennent et la fassent à nouveau danser !

Nous avons des moutons d’Ouessant : un mâle et une femelle. La première année, nous étions pleins de doute :

- Tu crois qu’elle est grosse ?

- Oui, j’en suis sûre.

- On est déjà en avril et toujours rien…

- Attends, tu vas voir…

Et tous les jours, le même discours… jusqu’à cette fameuse après-midi où Jean-François arrive en courant : « Le petit agneau est né ! » Je l’attendais, je m’impatientais, je doutais… et je fus émerveillée…

5. Savoir attendre correctement.

Il existe une réelle tension entre enfanter et entrer dans le repos

On doit d'un côté prier, combattre, être violent, pour amener à l’existence ce qui n’est pas encore, par l’intercession et de l'autre entrer dans « le repos de la foi », demeurer dans le calme et la confiance.

Comment savoir ce qu’il faut faire, ce que Dieu attend de nous ? Il n’y a pas de recette miracle : c’est une marche quotidienne ; il faut se laisser guider par les impulsions de l’Esprit. Un jour, c’est le combat ; un jour c’est le Sabbat. C’est ce que j’appelle « suivre la nuée ».

« Pas touche ! »

Il est très difficile de gérer une parole prophétique donnée longtemps à l’avance. Car dans notre impatience à la voir se réaliser, nous pouvons sombrer dans la manipulation : nous voulons inconsciemment « aider Dieu », contrôler les événements et nous forçons la venue du « bébé ». Nous provoquons l’accouchement en faisant naître prématurément le bébé-vision.

Alors on « enfante Ismaël » parce qu’on n’a pas la foi, la patience ou le courage d’attendre « sans se prendre la tête » le Isaac, le fils de la promesse. Et là, y a un tout petit problème. Ce bébé-là, c’est pas le bon.

« Renvoie l’esclave avec son fils, car le fils de l’esclave n’aura aucune part à l’héritage avec le fils de la femme libre. » (Gal. 4 : 30)

Ismaël a été la tentative d’Abraham pour accélérer le plan de Dieu et l’accomplir par ses propres efforts. Vous avez sans doute essayé de faire la même chose un jour vous-même. Nous avons tous nos « Ismaël », nos bonnes idées qui ne sont pas celles de Dieu et qui peuvent vraiment compliquer nos vies. Quand Dieu a dit « Chasse la servante et son fils », il signifiait : « Il est grand temps pour toi de faire face à ton passé et de débarrasser ton grenier ! »

Parfois votre miracle et votre erreur peuvent grandir ensemble sous le même toit. D’un côté, les choses peuvent être terribles et de l’autre très bonnes. Mais Dieu dit : « A cause de la bénédiction et de la destinée que j’ai pour toi, tu dois te séparer de cette chose. »

"Cela fait mal de jeter quelque chose que vous aimez et chérissez… Quand vous arrivez à renoncer à quelque chose que vous pensez devoir posséder, alors là, vous montrez combien vous aimez Dieu – C’est cela le sacrifice de louange. Quand vous offrez à Dieu ce quelque chose, vous vous positionnez vous-mêmes pour recevoir sa bénédiction dans votre vie à un niveau supérieur." (Bob Gass ; traduction libre)

Votre « Ismaël » peut être un fiancé qui n’est pas chrétien, qui ne partage pas vos valeurs. Dieu vous demande de rompre.

Attention à ne pas forcer la main de Dieu

Comme on sait que papa a dit « pas touche » et qu’on est des enfants obéissants, alors on peut user d’une autre tactique, celle de forcer la main de Dieu, comme des enfants capricieux. On cherche des prophéties, on les détourne, on les interprète à notre sauce. On force les circonstances. On trafique la Parole. On « proclame » des promesses inappropriées. On se lie par nos paroles, on fait des vœux stupides (jeûner jusqu’à la « délivrance »)… Mais il est dit dans la Parole : « Nul ne me forcera la main. »

C’est peine perdue. C’est à nous à nous aligner sur l’agenda de Dieu, sur son timing.

Attention à l’obsession

« Entends, ma fille, et vois ! Ecoute-moi : Ne pense plus à ton peuple et à ta famille Car le roi est épris de ta beauté. » (Ps. 45 : 11, 12)

« Jusques à quand tourneras-tu dans tous les sens ? » (Jér. 31 : 22)

Nos pensées peuvent constamment tourner autour de « La Promesse ». Celle-ci devient de plus en plus en encombrante :

Ces pensées peuvent engendrer la tristesse et parfois même la dépression. Dieu nous dit : « Ah si tu m’écoutais, ta paix serait comme un fleuve… » (Es. 48 : 18) Si nous n’avons pas cette paix, c’est que nous ne devons pas bien écouter ou pas écouter du tout !

La vision peut même devenir une idole. On l’astique, la chérit. Elle devient très encombrante. Trop. Pour peu, elle délogerait Celui qui doit régner sur notre cœur.

Le danger d'être paralysé, d'attendre sans rien faire

« Attendre en silence », ce n’est pas s’enfermer dans un cocon et oublier le reste. Sous couvert de la foi, on fait des œuvres mortes. On enfante du vent : on néglige ceux qui nous entourent et nos responsabilités premières. On refuse de donner l’amour, le soin, le temps à ceux qui sont en droit de les recevoir de nous. On passe à côté des bonnes œuvres qui, elles, sont déjà prêtes à être pratiquées mais que nous ignorons faute de temps, faute de place dans nos pensées et d’énergie dans nos émotions !

Alors, ne soyons plus « stuck » (coincés), paralysés et neutralisés par nos obsessions : le diable se régale de trop !

" Une des stratégies du diable qui marchent le mieux est de concentrer notre attention sur des choses qui n’ont plus d’importance. Si quelqu’un t’a fait du mal, pardonne-lui et passe à autre chose… Pourquoi gâcher la seule vie que tu as en essayant de justifier le passé, quand tu peux aller de l’avant et entrer dans la bénédiction de Dieu ? Si tu as le dernier mot mais que tu passes à côté de ta destinée, alors qu’est-ce que tu as gagné ? …Tu as été obsédé assez longtemps avec cette affaire ; – Bouge ! " (Bob Gass ; traduction libre)

Le danger de mépriser les petits commencements, les petits boulots

On veut de suite le devant de la scène, la richesse, le bon poste, la grande Eglise : on dédaigne les étapes intermédiaires. On attend « le Réveil » ; mais on ne témoigne pas. On fait preuve de passivité spirituelle.

Saviez-vous qu’un des hommes les plus riches du monde est un métallurgiste indien ? Son père ou grand-père avait commencé à collecter des métaux dans les poubelles !

Enjoy the journey !

Profite du jour qui t’est donné comme un cadeau de Dieu unique, une occasion qui ne se représentera jamais plus. Chaque jour doit être vécu comme si c’était le dernier.

Dans son très bon livre When God, when ? Joyce Meyer dit : « Dieu m’a enseigné à vivre ma vie aujourd’hui et maintenant, tout en attendant l’accomplissement des choses qui sont dans mon cœur. On peut se prendre tellement la tête à faire naître la prochaine vision que l’on n’arrive jamais à profiter et prendre soin des choses qui sont à notre portée. J’ai reçu de Dieu une vision 10 ans avant de la voir se réaliser. Pendant toutes ces années, je crois être passée à côté de beaucoup de joies en essayant de la mettre au monde en dehors du timing de Dieu. Apprends à jouir du lieu où tu te trouves maintenant en attendant d’être là où tu veux te rendre. »

" Vous passerez plus de temps dans votre vie à attendre qu’à recevoir. Et quand vous aurez reçu ce pour quoi vous aviez tant attendu, vous commencerez à attendre pour quelque chose d’autre. C’est la vie ! Si vous n’apprenez pas à « attendre de la bonne façon », vous allez vivre sans cesse dans la frustration. " ( Bob Gass ; traduction libre)

6. Quand le figuier ne donne pas de figue et que les espoirs sont déçus.

« Aujourd’hui, … nous ne voyons que d’une manière indirecte, comme dans un miroir… Dans le temps présent, je connais d’une manière partielle… » (1 Cor. 13 : 12)

« C’est dans la foi que tous ces gens sont morts sans avoir reçu ce qui leur avait été promis… En fait, c’est une meilleure patrie qu’ils désirent. » (Héb. 11 : 13, 16)

On ne connaît que partiellement

C’est un fait que Dieu accepte de mettre en lumière « une partie » de ce qui va arriver. Je dis bien une partie. Et j’ajoute que l’on comprend ces choses que partiellement. Il est très important de se laisser une marge de doute. Sinon, on risque de sombrer dans la confusion.

Bien des espérances que nous avons nourries sont déçues, non pas que Dieu n’avait pas parlé mais parce que nous avons mal saisi les nuances.

Certains ont espéré voir de leur vivant l’accomplissement de leur vision. Je pense à Charles Marsch et sa femme partis comme missionnaires en Algérie… Ils ont versé leur vie, comme l’on verse de l’eau sur un terrain aride. Le don de leur vie a-t-elle fait une différence ? Aujourd’hui, vous trouverez là-bas une Eglise en feu qui prospère, tout en souffrant sous le feu de la persécution !

Dieu ne ment pas ; il ne se trompe jamais

L’être humain n’est pas exempt d’erreur. « Errare humanum est. » « L’erreur est humaine. » C’est une leçon d’humilité. En deux mots, on peut se tromper. On peut s’accrocher à une vision qui ne vient pas de Dieu. C’était une « Good idea » mais pas une « God’s idea » (« Une bonne idée » mais pas une « idée qui vient de Dieu ».)

Je suis révoltée en constatant, avec du recul, combien on peut perdre de temps en essayant de « faire venir au monde » des choses qu’on croyait venir de Dieu. On passe des années à prier, pleurer, ressasser les mêmes pensées, en essayant de provoquer l’accomplissement de la promesse divine. C’est user ses forces pour rien. Quelle bêtise ! Quel gâchis ! Dieu est Dieu et ce qu’il a dit s’accomplira « no matter what » ! Si cela ne s’accomplit pas, c’est que ce n’était pas sa parole ou qu’elle a été mal interprétée.

Quand Dieu nous demande de consacrer « Isaac » faut savoir mettre sur l’autel notre rêve

« L’Eternel dit à Samuel : - Combien de temps encore vas-tu pleurer sur Saül, alors que moi, je l’ai rejeté… ? » (1 Sam. 16 : 1)

On est dans une impasse. On est en panne. On n’arrive pas à gérer nos « pertes » (un mari qui nous a quittés, le décès d’un enfant ; la perte d’un emploi…) On est comme Samuel qui pleurait toujours Saül, le premier roi et ne reconnaissait pas qu’il devait maintenant accorder son soutien à David. L’onction de Dieu s’était déplacée. Le Seigneur lui dit : « Ça suffit. Jusques à quand vas-tu pleurer Saül ? ». En d’autres termes : « Laisse allez mon peuple ! Oublie les oignons et les concombres d’Egypte et pense au lait et au miel de Canaan ! »

" Le deuil doit prendre fin un jour. La vie continue. Le Seigneur a pour vous quelque chose de « bien plus que ça ». Samuel était tellement « accroché à Saül – le roi que Dieu avait rejeté – qu’il ne pouvait pas voir David – le roi que Dieu avait préparé. Saül était le passé, mais David était l’avenir…" (Bob Gass ; traduction libre)

Dieu fait toutes choses belles en son temps (Ecclésiaste. 3 : 11)


« Faisons le bien sans nous laisser gagner par le découragement. Car si nous ne relâchons pas nos efforts, nous récolterons au bon moment. » (Gal. 6 : 9)

Je pense ce matin à tous ces hommes et toutes ces femmes qui prient depuis des années, attendant de rencontrer la personne avec qui ils pourront fonder leur foyer. Ils ont prié des milliers de fois. Et puis un jour, un moment, c’est le grand rendez-vous orchestré par Dieu lui-même. Rien n’a été prémédité. C’est Dieu qui les met ensemble, souverainement, par son Esprit. Leurs prières ont été entendues, les promesses de Dieu se réalisent, leurs espoirs ne sont pas déçus.

Notre foi, qui est la ferme assurance des choses qu’on ne voit pas, faillit bien quelquefois. Mais ce qui est magnifique, c’est que malgré les doutes et les moments d’incrédulité, ce que Dieu a promis s’accomplira de toute façon.

- Sara et Elisabeth ont bien enfanté malgré leur âge avancé, exactement comme les anges l’avaient prédit ! « Alors que tout lui interdisait d’espérer, il a espéré et il a cru. » (Rom. 4 : 18)

- Moïse a bien conduit le peuple vers Canaan, en dépit des chars du Pharaon et du désert à traverser.

- Le peuple d’Israël est bien retourné de captivité, après 70 ans, comme la prophétie l’avait annoncé.

- Jésus est bien ressuscité selon ce qu’il avait annoncé à ses disciples…

- Pensez à Siméon qui toute sa vie avait attendu l’accomplissement de la promesse que Dieu lui avait faite, celle de voir de ses propres yeux la venue du Messie avant de mourir. Je me dis qu’il aurait pu manquer le jour de « la visitation ». Heureusement que le Saint Esprit l’avertit de se rendre au Temple, car le Jour J, le jour de Gloire, était arrivé. Quelle récompense pour ce vieil homme. Il était venu des milliers de fois adorer. Est-ce que cette fois-ci serait la bonne ? Il crut une fois de plus et il vit le Sauveur tant attendu.

Prière

Seigneur, je te remets mon cœur

Qui pleure mes déceptions, mes illusions
Mes espérances déçues
Mes visions qui ont avorté

J’ai connu les douleurs de l’enfantement

Mais je n’ai donné naissance qu’à du vent

Seigneur, je te remets mon esprit

Qui ne comprend pas le pourquoi

Mais aussi ma foi qui croit que « tout est bien » :

Tu n’as pas accompli ce que tu avais promis

Parce que tu avais pour tes enfants

« quelque chose de meilleur »

Je sais que tout cela est arrivé

Sans que je t’aie délaissé

Aide-moi à ne « plus penser à ma famille »

Comme la jeune fille au jour de son mariage

Que ta présence me suffise

Que ton amour apaise ma plaie ouverte

Que tes paroles soient mon réconfort : « Vous ne craindrez plus le malheur…

Sois sans crainte…

Sous vos yeux je changerai votre sort. »

« Tu donnes et tu reprends

Mon cœur choisit de dire : ‘Béni soit ton Nom !’ »

« Tout est bien ma paix est infinie. »