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Créé pour former une famille

« Voyez combien le Père nous a aimés pour que nous soyons appelés enfants de Dieu. » (1 Jean 3 : 1)

« Nous formons ensemble un seul corps par notre union avec le Christ et nous sommes tous … membres les uns des autres. » (Rom. 12 : 5)

Nous avons été créés pour Dieu, pour son plaisir. Mais plus encore : pour former la famille de Dieu.

Votre famille spirituelle est plus importante que votre famille physique

Pourquoi ? Parce que cette première durera pour toujours. C’est un honneur immense que Dieu nous fait de nous appeler ses enfants.

Le baptême est le signe de notre appartenance à cette famille : c’est un acte public car nous ne devons pas avoir honte d’être identifié comme appartenant à la famille du Christ.

La chose la plus importante, c’est l’amour. La vie sans l’amour, c’est zéro ! Et la famille est le lieu privilégié où doit s’exercer à l’amour ! On ne peut grandir dans notre habilité à aimer en restant isoler les uns des autres. Il nous faut fréquenter les humains.

L’amour est ce qui va demeurer dans l’éternité (1 Cor. 13). Mais c’est aussi ce qui va demeurer sur cette terre une fois que vous serez parti. C’est un héritage bien plus précieux que des biens matériels. Mère Térésa a dit : « Ce qui compte le plus ce n’est pas ce que vous faîtes mais combien vous aimez. »

La meilleure expression de l’amour est le temps. Vous pouvez gagner plus d’argent mais vous ne pouvez gagner plus de temps. Quand vous donnez à quelqu’un de votre temps, vous lui donnez une portion de votre vie que vous ne retrouverez jamais plus. Le temps, c’est votre vie. C’est pourquoi le cadeau le plus grand que vous puissiez faire à quelqu’un est de lui donner de votre temps.

Vous pouvez donner sans amour mais vous ne pouvez aimer sans donner : « Dieu a tant aimé le monde qu’il a donné… » La meilleure façon d’aimer, c’est de donner de votre temps. Le temps le plus opportun pour aimer, c’est maintenant.

Pourquoi faire partie d’une Eglise locale ?

« Vous faîtes partie de la famille de Dieu. » (Eph. 2 : 19)

« C'est-à-dire l’Eglise du Dieu vivant. » (1 Tim. 3 : 15)

Vous êtes appelés non seulement à croire mais à faire partie de la famille de Dieu qui se vit au sein de l’Eglise locale. La vie chrétienne est plus qu’un engagement vis à vis du Christ. C’est également un engagement à l’égard des autres chrétiens.

C’est pourquoi le premier symptôme de déclin spirituel est habituellement, une fréquentation irrégulière aux célébrations et autres réunions d’Eglise.

Pourquoi faut-il rejoindre une Eglise locale ? Parce que Dieu veut que vous aimiez des gens en chair et en os pas des gens dans l’abstrait. Ne passez pas votre temps à chercher l’Eglise parfaite : elle n’existe pas. Vous êtes appelés à aimer des pécheurs, tout comme le fait le Seigneur !

Vous avez besoin d’une église locale

Pour rendre témoignage au monde

Quand celui-ci verra votre amour et votre unité – alors que vous êtes un groupe de personnes très disparates – (Jean 17).

Pour vous entraîner à vivre en harmonie

L'église locale c’est un laboratoire pour pratiquer l’amour gratuit.

Pour grandir dans la foi

L’Eglise a besoin de vous, de vos dons spirituels mais aussi matériels

C’est l’Eglise locale qui représente sur terre le Corps de Christ

Elle est appelé à servir et aimer ce monde.

L’Eglise est une famille qui va vous protéger, vous encourager

Elle vous aidera à ne pas faire marche arrière. Nous sommes solidaires les uns des autres.

Ce que l’on est appelé à vivre dans une Eglise locale

« Aidez-vous les uns les autres à porter vos fardeaux. » (Gal. 6 :2)

L’Eglise doit être un lieu où l’on peut vivre quelque chose de fort ensemble, d’authentique, où l’on baisse les masques : c’est un lieu – comme les groupes de maison ou les mini Eglises - où l’on peut partager nos peines, dévoiler nos sentiments profonds, faire part de nos doutes, de nos craintes, demander la prière et de l’aide. Etre authentique requiert du courage et de l’humilité. On se rend vulnérable et on s’expose au rejet et au fait d’être mal compris. Pourquoi alors prendre ce risque ? Parce que c’est la seule façon de grandir spirituellement. Celui qui ne joue pas le jeu, celui qui est malhonnête, distant apportera un virus dans la communauté qui affaiblira la communion fraternelle.

Une Eglise selon le cœur de Jésus, c’est une Eglise où l’on est tous interdépendants : on trouve dans le Nouveau testament une cinquantaine de fois l’expression « les uns des autres ». On s’entraide, on donne et l’on reçoit.


Dans ce lieu, on peut expérimenter la sympathie (« Je comprends ta souffrance », « Je souffre avec toi »), le pardon.

Cultiver l’esprit de famille

« Efforcez-vous de conserver l’unité que donne l’Esprit, dans la paix qui vous lie les uns aux autres. » (Eph. 4 : 3)

« Réconfortez ceux qui sont découragés, soutenez les faibles, soyez patients envers tous. » (1 Thess. 5 : 14)

Seul le Saint Esprit peut transformer un groupe d’hommes en une communauté chrétienne. Mais pour que celle-ci grandisse en maturité, en amour et en unité, ses membres devront faire des choix et s’engager.

Il faudra que chacun use d’honnêteté

La plupart des gens n’ont personne qui les aime assez pour parler dans leur vie et leur dire certaines vérités, même si elles peuvent être parfois difficiles à « encaisser ». Alors, ils continuent dans leur façon de faire qui les détruit. La communion fraternelle demeure souvent superficielle parce que les gens ont peur des conflits : pour éviter les tensions, ils préfèrent se boucher les yeux et faire comme si de rien n’était. Ce manque d’honnêteté a détruit beaucoup de communautés (1 Cor. 5).

Attention, la franchise ce n’est pas la permission de dire n’importe quoi, n’importe comment. Il y a l’art et la manière. Il y a aussi le timing. Mais quand un conflit est géré correctement, la communauté grandit en maturité.

Il faudra que chacun use d’humilité

L’humilité, ce n’est pas penser moins de vous-même mais penser moins à vous-même ! La fierté construit les murs, l’humilité construit des ponts.

Il faudra user également de la courtoisie

Respecter ceux qui sont différents, ceux qui sont plus faibles en la foi, ceux qui sont fatigants… C’est un lieu d’entraînement pour notre sanctification car il faudra vivre en harmonie avec certaines - non pas VIP – mais PAB (personnes à problème). La communauté n’a rien à voir avec la compatibilité ! C’est une famille, et une famille, on ne la choisit pas !

Il faudra cultiver la confidentialité

Pour que quelqu’un puisse « se déshabiller » (par là, j’entends s’ouvrir, exposer ses doutes, ses souffrances…) il a besoin de se sentir en « sécurité », avec la confiance qu’il sera accepté comme il est.

Il faudra de la régularité

On ne vient pas à l’Eglise « quand on le sent bien » mais parce que l’on est convaincu que c’est un « must » pour grandir spirituellement. Pour vivre une vie familiale de qualité, il faut être prêt à investir du temps.

Comment restaurer une relation endommagée ?

« Autant que possible et dans la mesure où cela dépend de vous, vivez en paix avec tous les hommes. » (Rom. 12 : 18)

Cela vaut toujours la peine d’essayer de restaurer une relation endommagée. On est appelé à être des artisans de paix. Mais être un « peace maker » est une tâche difficile : parfois il faudra éviter le conflit, parfois, il faudra le provoquer, parfois il faudra le résoudre. C’est pour cela que nous devons prier que le Saint Esprit nous conduise.

Parlez à Dieu d’abord avant de parler à la personne

Dieu est le meilleur conseil qui soit et ses conseils sont gratuits !

Prenez toujours l’initiative, que vous soyez l’offenseur ou l’offensé

N’ayez pas peur de faire le premier pas.

Plus le temps passe, plus le ressentiment grandit. Donc, il s’agit de régler le litige aussi vite que possible et planifier une conférence de paix rapidement sans pour autant négliger le « timing » : Le meilleur moment, c’est quand tous les deux vous êtes au meilleur de vous-mêmes !


Utilisez plus vos oreilles que votre bouche !

Essayez d’écouter votre prochain et de le comprendre : qu’il puisse vider son sac sans que vous ne réagissiez au quart de tour en vous mettant sur la défensive.

Insistez plus sur la réconciliation que sur la résolution

Car on peut ne pas tomber d’accord tout de suite. Sachons vivre en désaccord sans être désagréables ! Dieu veut l’unité de son Corps pas l’uniformité ! La réconciliation, c’est renoncer à l’animosité mais pas forcément renoncer à discuter.

Protéger votre Eglise

« Revêtez-vous de l’amour qui est le lien par excellence… C’est à cette paix que Dieu vous a appelés pour former un seul corps. » (Col. 3 : 14)

L’unité de l’Eglise est si importante aux yeux de Dieu, que la Bible en parle plus que du ciel et de l’enfer ! Comme tout parent, notre Père céleste se régale en voyant ses enfants marcher dans l’amour mutuel. Pour Dieu, rien n’a plus de valeur sur cette terre que son Eglise !

Il nous faut donc chérir et protéger cette unité par tous les moyens. Cela requiert des efforts de la part de chacun.

Concentrons-nous sur ce que nous avons en commun et pas sur nos différences

Souvent nos différences deviennent des montagnes qui brisent la relation !

Soyons réalistes dans nos attentes

C’est vrai que quand on réalise le fossé qui sépare ce que la famille de Dieu devrait être et ce qu’elle est vraiment, on peut être gagnés par le découragement. Cependant, nous devons aimer l’église passionnément, malgré toutes ses faiblesses et petitesses. Quitter votre église à la première déception est une marque d’immaturité. Chaque Eglise devrait afficher cette pancarte : « Réservée pour les gens imparfaits qui admettent qu’ils sont pécheurs, qu’ils ont besoin de la Grâce et qui désirent progresser. »

Bonhoeffer a dit : " Celui qui aime l’image qu’il rêve de la communauté plus que la communauté elle-même deviendra un destructeur de celle-ci… " Si nous ne sommes pas chaque jour reconnaissants pour l’Eglise dans laquelle nous sommes, - même si nous n’y vivons pas des expériences extraordinaires…-, si au contraire, nous n’arrêtons pas de nous plaindre pour tout et pour rien, alors nous empêchons cette Eglise de grandir.

Choisissons d’encourager plutôt que de critiquer

Il est plus facile de se mettre à l’écart et de tirer sur tous ceux qui servent que de mettre la main à la pâte ! Chaque fois que je choisis de juger un frère, je perds ma communion avec Dieu, je mets au grand jour mon orgueil, je m’expose à être jugé par Dieu et je fais mal à la communion fraternelle. L’accusateur, c’est le diable et chaque fois que l’on pointe du doigt, on fait le « job » du diable ! Rappelons-vous qui est notre ennemi ! Ce n’est pas le frère avec qui nous sommes en désaccord !

Refusons d’écouter les cancans

Cancaner, c’est passer une information quand on ne fait partie ni du problème ni de la solution. Ecouter ce genre d’information, c’est comme voler la propriété d’autrui.

Pratiquons la méthode préconisée dans l’Évangile pour résoudre les conflits

Matth. 18 : 15-17 : " 15 Si ton frère fait ce qui est mal contre toi, va le trouver seul à seul et montre-lui sa faute. S'il t'écoute, tu as gagné ton frère. 16 Mais s'il refuse de t'écouter, prends une ou deux personnes avec toi, afin que, comme le dit l'Écriture, “toute affaire soit réglée sur le témoignage de deux ou trois personnes.” 17 Mais s'il refuse de les écouter, dis-le à l'Église ; et s'il refuse aussi d'écouter l'Église, considère-le comme un païen. "

Je le mentionne juste car il nous faudrait trop de temps pour le développer ce matin.

Soutenons, honorons notre pasteur et nos leaders

Héb. 13 : 17 : " Obéissez à ceux qui vous dirigent et soyez-leur soumis. En effet, ils veillent constamment sur vous, puisqu'ils devront rendre compte à Dieu. Faites en sorte qu'ils puissent accomplir leur tâche avec joie, et non en se plaignant, ce qui ne vous serait d'aucun profit. "

Tout en étant imparfaits, c’est à eux qu’ont été confiées la responsabilité et l’autorité de diriger l’Eglise : « Nous vous demandons, frères, d’apprécier ceux qui travaillent parmi vous, qui vous dirigent au nom du Seigneur et qui vous avertissent. Témoignez-leur une grande affection à cause de leur travail. Vivez en paix entre vous. » (1 Thess. 5 : 12, 13)

CONCLUSION : Notre responsabilité à nous est de protéger et de promouvoir l’unité dans notre Eglise, même si cela nous coûte. Faisons tout ce que nous pouvons pour le bien du Corps. Apprenons à dire « nous », plutôt que « je ». Dieu bénira alors notre Eglise.

Cette méditation de Cathy Gotte est inspirée du livre de Rick Warren " une vie motivée par l'essentiel "