presentation_img_alt

Je veux raconter les merveilles de Dieu

INTRODUCTION : Je veux raconter les merveilles de Dieu

La vie chrétienne est faite de semences et de moissons. On sème souvent dans les larmes et on récolte parfois dans la joie. La vie chrétienne n’est pas un long fleuve tranquille. Je vous mentirais si je vous disais le contraire. Il y aura des turbulences. Peut-être même plus que pour les autres car l’Ennemi s’acharne particulièrement contre les enfants de Dieu. Mais la Bonne Nouvelle, c’est que Dieu n’abandonne jamais ses enfants et qu’il les délivre de toutes leurs détresses.

Pour ma part, toute jeune, j’ai souffert du divorce de mes parents. Alors que je pleurais dans mon coin, je suis tombée sur un vieux magazine chrétien décision, - journal de l ‘association Billy Graham – et j’ai lu un verset qui est devenu un verset « phare » pour ma vie : « Celui qui sème dans les larmes moissonnera avec chants d’allégresse. » (Ps. 126 : 5)

Alors que je venais de dire « oui » à Jean-François pour devenir sa femme, Dieu m’a donné un autre verset « phare », que je relis et chéris particulièrement : « Car moi, je connais les projets que j’ai conçus en votre faveur, déclare l’Éternel : ce sont des projets de paix et non de malheur, afin de vous assurer un avenir plein d’espérance. » (Jér. 29 : 11)

Si je me tiens devant vous, ce matin, c’est pour témoigner de la vérité de ces paroles. Dieu est fidèle ; il n’est pas un homme pour mentir. Ce qu’il dit, il l’accomplit. Il y aurait tellement de choses à raconter ! - Une vie chrétienne de plusieurs décennies ne se raconte pas en une matinée ! – C’est pourquoi, j’ai choisi de vous parler aujourd’hui de quatre situations où j’ai vécu une semence de larmes et une récolte de cris de joie.

I. DEUX CONSEILS : 1. don’t panic, pray ; 2. surrender

Mais avant de ce faire, je voudrais vous donner deux conseils que j’ai appris au cours de mes traversées tumultueuses et qui m’ont été d’une grande aide.

1. Quand la détresse vous presse : ne pas paniquer mais prier !

Quand les circonstances deviennent souffrances, ce conseil, très simple, m’a été donné par une femme de Dieu alors que j’habitais aux Etats-Unis et vivais des moments d’angoisse terribles : « Don’t panic, pray ! ». Rappelons-nous que si vous avons fait alliance avec Dieu, il a promis d’être à nos côtés jusqu’à la fin du monde. Notre premier réflexe, au lieu de chercher à nous débattre avec nos propres forces, c’est de faire appel à notre Allié suprême. Et croyez-moi, on ne fait JAMAIS appel au Nom du Seigneur en vain. Son Nom, c’est Lui et Il est tout-puissant.

- Il faut prier avec foi, Il est celui qui peut transformer le désert en rivière, un cœur de pierre en cœur de chair. Mais il faut être déterminé comme cette femme sunamite : alors que son fils venait de mourir, elle est partie voir le prophète Elisée. A celui qui l’interrogeait en chemin, elle a répondu : « Tout va bien ». Parce qu’elle savait que Dieu peut même ressusciter les morts. . « Par la foi… des femmes ont vu leurs morts ressusciter pour leur être rendus. » (Héb. 11 : 35) Quand Élisée a proposé d’envoyer son serviteur à sa place, elle a refusé net. Elle savait de qui viendrait le secours. Et son fils lui a été rendu !

- Prier en proclamant les promesses contenues dans la Parole de Dieu. Dans son contrat d’Alliance, le Seigneur s’est lié par des promesses. Et il est fidèle. Si vous avez connu un mariage où celui que vous aimiez vous a trahi, vous aurez peut-être du mal à croire que l’on puisse être fidèle. Je suis là avec bien d’autres pour témoigner de la fidélité infaillible de Dieu.

- Ayez assez d’humilité pour demander à des frères et sœurs de confiance de vous soutenir dans votre combat ! Leur vis-à-vis pourra vous être d’une grande aide, car il n’y a rien de nouveau sous le soleil. Nombreux sont ceux qui ont connu la même fournaise et leur témoignage sera une source de grand encouragement. D’autres pourront recevoir une parole prophétique ou pourront vous donner un conseil judicieux. Toute aide humaine est bonne à prendre. Mais, notre foi ne doit pas reposer sur les hommes, la science ou que sais-je encore. Notre confiance est en premier, dans le Dieu de notre salut

2. Le deuxième conseil : « Surrender » : Lâchez prise !

Ayez confiance comme l’enfant qui saute d’un arbre et qui n’a pas peur car il sait, sans l’ombre d’un doute, que son père en bas, va le retenir. C’est dire : « Oui, Seigneur », en croyant que Dieu sait le quand, le comment, le où, le pourquoi de toutes choses. On n’essaie plus de manipuler Dieu, les gens, ou les circonstances pour faire aboutir notre projet. On laisse Dieu prendre les commandes. On obéit, même sans comprendre, on est prêt à mourir s’il le faut. On entre dans « le repos de la foi. »

Prière : Seigneur, je te remets mon cœur qui pleure mes déceptions, mes illusions mes espérances déçues mes visions qui ont avorté. J’ai connu les douleurs de l’enfantement mais je n’ai donné naissance qu’à du vent. Seigneur, je te remets mon esprit qui ne comprend pas le pourquoi mais aussi ma foi qui croit que « tout est bien ».

Tu n’as pas accompli ce que tu avais promis parce que tu avais pour tes enfants « quelque chose de meilleur ». Je sais que tout cela est arrivé sans que je t’aie délaissé. Aide-moi à ne « plus penser à ma famille » comme la jeune fille au jour de son mariage. Que ta présence me suffise.Que ton amour apaise ma plaie ouverte. Que tes paroles soient mon réconfort :

« Vous ne craindrez plus le malheur… Sous vos yeux je changerai votre sort ». « Tu donnes et tu reprends mon cœur choisit de dire : « Béni soit ton Nom ! »

II. TÉMOIGNAGES : DE LA SEMENCE A LA MOISSON

Jéré. 16 : 17 : « Retiens-toi de pleurer, ne verse plus de larmes, voici que ton labeur aura sa récompense, l’Eternel le déclare, et tes fils ­­(et tes filles) reviendront du pays ennemi. Il y a pour tes descendants une espérance. »

Ce verset est resté longtemps accroché sur mon miroir, à une époque où je ne pouvais plus supporter de voir un jeune chrétien sans avoir envie de pleurer. Mes enfants ne suivaient pas le Seigneur et j’ai pleuré leur mort spirituelle et j’ai prié ardemment de toutes mes tripes pour leur résurrection. J’ai connu les douleurs de l’enfantement deux fois, pour les mettre au monde dans le naturel puis quelques années après, pour les mettre au monde dans le spirituel, par la prière d’intercession.

Nathanaël, mon fils aîné, était complètement blasé, indifférent. Ni pour, ni contre. Pendant la louange, à l’église, il était avachi sur sa chaise, avec une casquette américaine sur la tête. On nous reprochait d’avoir un fils qui donnait un très mauvais exemple. Moi, j’étais déjà heureuse qu’il vienne a un culte. J’avais l’impression qu’étant tombé dans la marmite quand il était petit, il était vacciné contre les choses spirituelles. Plus il grandissait, plus il crachait son venin, devenait violent, quand la présence de Dieu se faisait forte durant l’adoration…

Laetitia, elle, me prenait la tête parce qu’elle voulait aller en boîte de nuit. Je me rappelle qu’elle me criait : « Je sortirai avec qui je veux, même si c’est un non chrétien. » De retour d’un voyage, le voisin est venu nous voir pour nous dire qu’un jeune gitan était venu siffler sous ses fenêtres, pendant notre absence. Mon cœur chavirait. J’ai crié dans la prière : « Je te le dis : ‘jeune fille, lève toi’ », comme Jésus l’avait fait pour la petite fille de Jaïrus, qui venait de mourir.

Timothée, le numéro 3, était en échec scolaire. Il passait son temps à « traîner » avec ses copains ou enfermé dans sa chambre. Il était dépressif et voulait mourir. Toutes sortes de biens disparaissaient de la maison et je me méfiais de mes propres enfants. J’ai appris plus tard que Tim fumait le cannabis, qu’il faisait du deal, qu’il avait une vie parallèle.

Dans ces moment extrêmement douloureux, nous avons crié à Dieu mais aussi partagé notre fardeau avec des frères et des sœurs et leur soutien a été plus que précieux. Voici une lettre reçue à cette époque d’une dame que j’avais rencontrée lors d’une conférence sur l’intercession.

J’entends ton agonie à travers ta lettre, le Seigneur entend l’agonie de ton cœur. J’ai tout de suite pensé au verset de Malachie 3 : 23,24. Cathy et Jean-François, je crois que vous pouvez prendre ces paroles comme des promesses pour vous et les déclarer sur Tim… « Tim, tu vas te repentir de la rébellion et revenir vers la piété de ton père, tu vas…servir le Seigneur comme un homme de Dieu plein de sagesse, de grâce, de miséricorde et de compassion. Tu vas devenir un jeune homme gentil, qui partage, qui prend soin, honnête, plein d’amour qui sert Dieu et lui seul avec un cœur plein de joie et de sincérité. Tu vas conduire toute une compagnie de personnes vers le cœur du père de l’Univers et de son précieux fils Jésus. Tu enseigneras la Grâce qui sauve et le salut par son SANG. Tim, le puissant appel d’évangéliste est en toi et tu vas marcher dans la destinée que le Seigneur a préparée pour toi avant que tu sois né, dans le Nom de Jésus ! Jérémie 1 :5 : Tim, tu ne vas pas te détourner de l’appel du Seigneur, sinon tu risques de te retrouver dans le ventre d’un gros poisson ! Alors, dans le Nom de Jésus et par la PUISSANCE de son sang versé, tu es libre de toute activité démoniaque, dépendances, oppression, destruction et désespoir et tu marches dans la liberté du Seigneur, le servant lui et lui seul tous les jours de ta vie. AMEN »

Le Sang de Jésus s’élève contre tous les projets destructeurs de l’ennemi … J’entends l’Esprit dire de ne JAMAIS avoir honte d’appeler à la rescousse les troupes pendant que tu es dans la bataille. Car tu te trouves au sein d’une puissante bataille et il n’y a rien de honteux que de dire « j’ai besoin d’aide », je n’arrive pas toute seule. Sois encouragée, ma chère sœur, Ses oreilles sont attentives aux cris de ton cœur. Il a entendu chacun d’entre eux… Je l’entends dire… Dis leur que leur temps de bénédiction arrive.

Alors que nous n’arrivions plus à assurer l’éducation de notre fils, Tim le Seigneur nous disait qu’il prenait le relais éducatif, que c’est Lui, qui s’occuperait personnellement de notre enfant. J’ai dû apprendre à « surrender », « lâcher prise ». Ces paroles furent d’un très grand soulagement pour moi « Je délivrerai moi-même tes enfants » (Es. 49 :25). « C’est bien toi qui, depuis ma naissance m’a protégé. » (Ps. 22 :10). « Occupe-toi de cette vigne ! Viens protéger ce que tu as planté toi-même, ce rejeton que tu as fait grandir pour toi ! » (Ps. 80 :15,16). « Il a pris soin de lui et il l’a éduqué. Il a veillé sur lui comme la prunelle de ses yeux ! » (Deut. 33). « Sois son berger et prends soin de lui pour toujours. » (Ps. 28 :9).

J’avais en plus trois jeunes enfants qui souffraient de l’ambiance terrible qui régnait à la maison. J’ai moi-même craqué et j’ai fait des crises de spasmophilie, de la dépression, de l’anxiété généralisée. A côté de cela, la division est entrée dans l’Eglise. Nos plus proches nous lâchaient. Nous étions dans les dettes. Mon cœur était comme un bifteck saignant ! Avec le temps, les semences de larmes plantées en terre ont germé et les germes ont donné des petites pousses et les petites pousses ont donné des merveilleux épis de blé.

Nathanaël est parti dans un camp chrétien puis dans une école de disciple en Angleterre. Il a eu l’occasion d’expérimenter l’amour de Dieu de façon rapprochée ; il a vécu de nombreuses délivrances. Il est maintenant leader de louange, il prêche la Parole et fait partie d’un groupe de musique « Foursquare United » qui va faire en avril prochain sa deuxième tournée en France et en Espagne.

Laetitia après tout un cheminement, est aujourd’hui missionnaire, en Roumanie. Elle travaille parmi les orphelins, les enfants des rues de Bucarest, avec Provita qui enseigne aux jeunes dans les lycées que « l’amour vrai attend ».

Timothée est depuis plusieurs années, délivré de la drogue, de la cigarette. Il est membre du Conseil d’Administration de l’Association S’Père, une association humanitaire. Dans l’Eglise, il a lancé un ministère d’aide aux personnes dans le besoin, fait partie du groupe de louange, est co-responsable dans le groupe de jeunes, bénit l’Eglise avec ses dons de graphiste et dans les médias… C’est un cœur ambulant.

Aimé (enfant) a écrit ce rap pour son père :

Aimé, Grâce et Joseph mes trois autres enfants, , sont tous des missionnaires dans l’âme et servent Dieu avec les dons que Dieu leur a donnés.

Voici un rap écrit par Aimé à son père : " Tu as su élever tes fils que ce soit à Nice ou à Memphis. Tes enfants devenir pasteurs tel était ton souhait maintenant que c’est fait plus besoin de jouer au facteur. Le dimanche dans ton église parlant à tes paroissiens

ne disant que du bien ta vie passait comme une frise 48 ans tu as qui est donc cet homme ce joyau de Dieu qui vit dans ce bas lieu ? Cet homme courageux dont la vie ne fut point un jeu celui qui est dans la foi… y’a pas de doute c’est Jean-François"

III. QUAND LES CHOSES NE SE PASSENT PAS COMME ON L’AVAIT SOUHAITE

J’ai attrapé l’angoisse !

Un peu comme on attrape un mauvais rhume, la grippe ou l’angine, j’ai attrapé l’angoisse. On m’avait prévenu, couvre-toi bien, il fait froid en Roumanie. Et puis, tu n’es pas habitué à ce style de vie, fais attention, sois prudent. Cela devait arriver… Elle ne mange pas seulement la pensée mais aussi le cœur, et le corps. C’est un mal profond qui dort de temps en temps mais qui jamais ne vous quitte. (p. 174)… Enfin, peu importe, le mal est là et il faut faire avec… A la manière d’une maladie honteuse, l’angoisse se tait, elle se cache. » (p. 175)… Il m’arrive fréquemment de ne pouvoir dormir un seul instant tant l’appétit de ce monstre invisible est féroce. (p. 176)

Depuis plusieurs années, je mène un combat contre la dépression. J’ai prié, j’ai crié : « Seigneur, je lutte avec toi. Je veux que tu guérisses mon cœur, que ma tristesse s’en aille comme la marée et qu’elle ne revienne plus. »J’ai exercé ma foi et ma patience. Mais les choses ne se sont pas passées comme je l’avais souhaité ou imaginé. J’ai dû accepter cet état, vivre avec cette « écharde dans ma chair », conjuguer avec, revoir ma façon de vivre de part en part.

Suite à toutes sortes d’éléments douloureux qui se sont accumulés dans ma vie, j’ai « pété les plombs ». Des symptômes extrêmement désagréables sont apparus comme des crises de tachycardie, de spasmophilie… Finalement, après des mois d’hésitation, j’ai accepté le verdict : je devais prendre des antidépresseurs. Je faisais ce qu’on appelait une « angoisse généralisée ». Après plusieurs mois de traitement, j’ai recommencé à me sentir « normale ». J’ai voulu arrêter une première fois le traitement, mais dès le premier coup dur, j’ai sombré à nouveau. Suivant les conseils d’une amie psy chrétienne, j’ai accompagné mon traitement d’une « thérapie ». Je me sentais forte à nouveau, capable de me projeter dans l'avenir, d’entreprendre…

Alors, sur un coup de tête, sans demander conseil à ma psy, à mon mari, ni même à Dieu, j’ai décidé d’arrêter une nouvelle fois mes antidépresseurs. J’en avais assez de ne pas ressentir mes émotions correctement et puis tous ces gens qui me regardaient comme une « malade », ça m’irritait au plus au point.… Je me suis battue comme la chèvre de M. Seguin : je voulais m’en sortir. J’ai prié, j’ai jeûné. « Délivre-moi de mes angoisses ! » (Ps. 143 : 11) J’ai demandé la prière. Je suis même allée à une conférence où un homme de Dieu réputé avoir un don de guérison m’a ointe d’huile au Nom de Jésus…

C’était l’année de la grosse canicule. Les mauvaises nouvelles s’accumulaient : Nath, mon fils, était en pleine dépression à cause d’une déception sentimentale. Laetitia, en Roumanie, s’était enfoncée un clou rouillé dans le pied et après vérification de son carnet de santé, je m’aperçois qu’elle n’est pas à jour dans son rappel de vaccination contre le tétanos. Mon oncle décède subitement… Grâce prend l’avion le jour où on déjoue des attentats terroristes en Angleterre… Tout me faisait trembler. Je perdais le sommeil pour de bon. Un soir, j’ai essayé de m’endormir. A six heures du matin, je n’avais pas encore fermé l’œil. Mon caractère devenait insupportable. J’avais du mal à maîtriser ma langue. Mon couple était en souffrance. Joseph, mon petit dernier aussi. Il avait lui aussi du mal à dormir, pris par la crainte. Son état fusionnel, avec moi, m’inquiétait. Puis les crises de spasmophilie ont pointé à nouveau le nez, ainsi que la dépression. J’avais l’impression que j’étais arrivée en bout de course.

Dans mon journal, j’écrivais : « J’ai parlé à Jean-François… mais il n’est pas Dieu. Seigneur, il n’y a que toi qui peux donner un sens à ma vie. Seigneur, ouvre de nouvelles portes, de nouvelles avenues, des raisons de vivre. Oh si tu voulais me toucher, relever ma tête… je n’ai pas la force de jeûner mais mon âme te prie… Au secours ! »

« Aie pitié de moi, car je suis sans force. O Eternel, guéris-moi, car, de tous mes membres, vois : je suis tremblant. Je suis en plein désarroi. Quand viendras-tu donc, Eternel, à mon secours ? » (Ps. 6 : 3,4) « Viens vite m’exaucer. » (Ps. 143 : 7)

Mon couple allait à la dérive.

Nous avons émis la possibilité de rencontrer un professionnel. Un soir, où je sentais qu’une crise d’angoisse se préparait, j’ai pris un anxiolytique, je me suis mise au lit et j’ai commencé à respirer mon gaz carbonique pour la court-circuiter. J’ai appelé Jean-François qui s’est allongé à côté de moi et m’a tenu la main. Il priait. Quel réconfort ! Je n’étais pas seule dans ma barque à la dérive. Cette nuit, j’ai crié à Dieu et je lui ai dit que je voulais vivre même si j’étais handicapée, même si je devais prendre à vie des médicaments. J’ai baissé les bras (« surrender ») et j’ai dit : « J’accepte ». « Papa, je me sens si petite, si rien du tout. Mais si tu veux encore m’utiliser, avec mes handicaps, je veux être dans ta main un vase utile. » « Je fais appel à mon horloger. Je veux retrouver la joie de vivre. »

J’ai repris les médicaments et j’ai commencé à nouveau à respirer. Mon mari est venu en personne voir la psy et lui dire de veiller à ce que j’aie ce qu’il me faut pour dormir. Dormir… Quel bonheur ! Nous avons acheté plusieurs livres sur le couple, les conflits, les saisons du mariage, les langages de l’amour. Toutes ces lectures nous ont révélé que nous n’étions pas des cas uniques dans nos difficultés. Que la saison de la pré-ménopause pour la femme est particulièrement sensible. Qu’il nous faut être sur nos gardes pour traverser la crise de la cinquantaine… Que cette période de transition dans ma vie, je devais la regarder en face. Prendre ma destinée en main ; ne pas être passive.

J’ai décidé d’accepter d’être myope et de porter des lunettes. De la même façon, j’accepte que mon corps, mon cerveau ait besoin d’un peu plus de sérotonine à cette période de ma vie. Mon amie me conseille de ne pas le dire. « C’est ta vie privée. Les autres n’ont pas besoin d’être au courant. » Je sais qu’elle désire me protéger du regard des autres. Mais je suis têtue. Je n’aime pas les tabous. Pourquoi garder caché le fait que je suis sous antidépresseur ? Je suis faite de chair et de sang ; je ne suis as un ange. Je crois que l’Eglse a besoin de voir des figures de référence qui savent gérer leur humanité, leur faiblesse, qui ne culpabilisent pas quand ils sont malades, quand ils traversent des problèmes financiers, des problèmes avec des ados récalcitrants ou des crises conjugales. Vivre dans le déni n’est pas une solution.

Il a donc fallu que je travaille sur moi-même !

Que je réfléchisse à l’allure que je voulais donner à la prochaine étape de ma vie. Que je prenne en main mon avenir. Que je ne reste pas passive à pleurer sur mes frustrations. Et ceci, devant Dieu, dans un perpétuel face à face avec mon créateur et mon Maître.

Il a fallu que je travaille dans ma relation avec mes enfants : couper le cordon, ne plus vivre en fusion avec eux, prendre une saine distance.

Il a fallu que je travaille sur ma relation avec mon mari : que j’écoute ce qu’il essayait de me dire. Que je lui exprime aussi mes pensées profondes. Que nous discernions les traits de personnalité de chacun et que nous travaillions à les accepter.

Il a fallu que nous jetions sur papier les ébauches de ce que nous projetions pour notre avenir. Nous avions fondé ensemble une famille, nous avions acheté une propriété et avions œuvré ensemble pour la restaurer, l’entretenir, la rendre belle et accueillante, une petite œuvre d’art, nous avions fondé une Eglise, acquis des locaux, fait naître la famille Foursquare en France…

Quelles seraient les prochaines étapes ?

Continuer à développer ma relation avec Dieu ; concrètement, j’ai décidé de ne plus bouder les conférences

Soutenir mon mari dans son ministère sur place ou itinérant

Faire davantage de visites ; passer du temps avec ceux qui sont dans le besoin

« Mentorer » mes enfants, les soutenir dans leurs projets de vie ; prendre le temps pour les écouter quand ils veulent s’ouvrir ; chanter avec eux, quand ils se mettent au piano ou à la guitare pour louer Dieu. Ne pas passer « à côté » de ces moments privilégiés

Lire et écrire ; développer ma maison d’édition

Mettre sur pied des voyages missionnaires, réaliser des émissions TV, développer l’association « S’Père »

Prendre soin de mon corps ; essayer de maigrir !

Prendre plus soin de mes parents et de ma famille élargie

Entretenir de bonnes amitiés ; ne pas considérer ce temps investi comme du temps perdu

Découvrir de nouvelles avenues pour me détendre, me relaxer, m’amuser sans culpabiliser

Marier nos enfants, devenir grand-mère !!!

L'espoir existe !

J’ai été comme Jean-François plutôt « task oriented » que « people oriented » pendant des années. Il fallait bosser, faire avancer les projets. Je courais tout le temps. Je n’avais pas de temps à perdre. Je détestais le téléphone qui « bouffait » mon temps… Petit à petit, j’ai changé. J’étais moins stressée avec les « choses à faire » et j’ai découvert la valeur de s’asseoir autour d’une tasse de thé et de parler avec des amis ou ma mère ou mon père. Ces moments-là ont souvent une valeur éternelle.

Je vais mieux. Mon couple va mieux. Je me suis lancée dans de nouveaux projets comme partir avec ma famille en voyage missionnaire en Croatie, Serbie, Bosnie et Albanie, faire un centre aéré dans un orphelinat de Roumanie ou amener un bus de 45 places rempli de biens de toutes sortes, que nous avons distribués à diverses associations en Roumanie. Je me suis remise sérieusement à l’écriture. Dernièrement, j’ai produit avec l’association dont je suis Présidente 6 émissions TV qui vont passer sur la chaîne Holy God TV, en avril et mai prochains.

Je prends toujours des médocs. Ma guérison est assurée au ciel, et si Dieu veut, je la vivrai aussi sur cette terre. « Nos détresses présentes sont passagères et légères par rapport au poids insurpassable de gloire éternelle qu’elles nous préparent. » (2 Cor. 4 : 17)

Mais en attendant, je sais qu’à travers ma faiblesse, sa puissance se déverse au travers de moi. Je ne veux palus forcer la main de Dieu ni taper du pied en faisant des caprices ! « Donne-moi ma guérison sinon… »

IV. LA PUISSANCE DE DIEU DANS NOS FAIBLESSES

Dieu utilise les circonstances de la vie pour nous transformer. Ce qui arrive à un enfant de Dieu a été préalablement « filtré » par Dieu le Père pour l’utiliser pour notre bien, même les coups bas de l’ennemi ! Parce que Dieu est en contrôle, les « accidents » ne sont que des « incidents » dans le plan parfait de Dieu. « History is His story » ! Dieu va faire un gâteau délicieux à partir de tous les ingrédients de notre vie ; ces ingrédients, pris séparément, peuvent être difficiles à avaler comme un divorce, la mort d’un être cher, les dettes, la maladie… Le plan de Dieu est bien plus grand que tous nos problèmes, nos erreurs, et même nos péchés !

A nous de réagir correctement devant les difficultés de la vie.

- Car quand nous sommes en souffrances, nos prières ne sont pas superficielles. On ne se rend compte à quel point Dieu est tout ce dont on a besoin que quand il est tout ce qu’il nous reste !

- Les épreuves nous rendront ou « bitter » (amers) ou « better » (meilleurs) : c’est notre choix. Cherchons non seulement le « réconfort » du Seigneur mais aussi à ce qu’il nous rende « conforme » à lui.

« Je trouve ma joie dans la faiblesse, les insultes, la détresse, les persécutions et les angoisses que j’endure pour le Christ. Car c’est lorsque je suis faible que je suis réellement fort. » (2 Cor. 12 : 10)

Une faiblesse n’est pas un vice ou un péché.

C’est une limite que vous avez héritée de par vos parents ou au cours de votre vie et celle-ci peut toucher votre corps, vos émotions, votre intellect… Mais la bonne nouvelle, c’est que Dieu n’est pas limité par nos limitations ! En fait, il aime manifester sa toute puissance dans des vases qui sont fragiles. Il nous faut reconnaître nos limites, les accepter et conjuguer avec. En être même reconnaissants car

- elles nous permettent de rester dépendants de Dieu

- elles nous gardent dans l’humilité

- elles nous invitent à chercher de l’aide, à dépendre des autres et à briser ainsi notre tendance à l’auto-suffisance

- elles nous permettent de grandir dans notre capacité à souffrir avec (« la sympathie ») mais aussi de grandir dans notre ministère car votre plus grand message va surgir de votre plus grande souffrance. Les choses dont vous avez honte, que vous aimeriez cacher, ce sont celles- là mêmes qui vont aider et bénir les autres. Tous les « géants de Dieu » ont eu « leur talon d’Achille », leur zone de faiblesse.

Plus vous accepterez de dévoiler vos zones de faiblesses ...

En enlevant vos masques et en refusant de jouer la superwoman, plus vous pourrez servir votre prochain efficacement. Paul, dans ses lettres, n’avait pas peur de dévoiler ses craintes, ses frustrations, ses émotions, ses échecs… Se rendre vulnérable est risqué. Car en baissant la garde, on peut s'exposer d’avantage au rejet des autres, à la critique. Et pourtant, c’est très libérateur car en ne cherchant pas à impressionner, vous enlevez une bonne dose de stress de dessus vos épaules ! L’authenticité attire. Quand les gens autour de vous voient combien Dieu vous utilise malgré vos faiblesses, ils reprennent courage.

Dieu a des enfants qui, comme Jacob, marchent en boitant : êtes-vous l’un d’entre eux ? Peut-être quelque chose vous est arrivé qui est si douloureux que toute votre vie en a été affectée ?... Dieu aime se servir de gens exactement comme vous et moi car ils sont un peu plus chaleureux, un peu plus désireux d’atteindre et d’embrasser les autres sans crainte d’être rejetés. Ils ont compris que sans Dieu, ils n’auraient jamais survécu. (Bob Gass, traduction libre)

Dieu veut que vous le serviez avec toute la richesse de vos expériences, de vos souffrances, de vos réussites et de vos échecs ! Il est indispensable d’être honnête, de ne pas faire croire être ce que vous n’êtes pas. Les gens sont plus encouragés en voyant comment Dieu agit malgré nos handicaps, nos faiblesses, nos échecs que lorsque l’on veut faire croire qu’on a tout juste tout le temps ! Ce qui compte ce n’est pas ce qui vous est arrivé mais ce que vous avez fait avec ce qui vous est arrivé !

CONCLUSION

Chant : « Laisse donc entrer Jésus » (Claude et Julia Payan)

" Laisse entrer Jésus dans ton cœur qui ne sait plus qui ne sait plus trop pourquoi : pour qui pour quoi Il bat, il bat.

Entends-tu le Seigneur qui frappe à la porte de ton cœur il ne va pas l’enfoncer tu sais car il respecte ta liberté.

Il t’aime tellement il tape discrètement c’est à toi de décider si tu veux le laisser entrer

Laisse entrer… "

Témoignage de Cathy Gotte .

Retrouvez tous les témoignages de Cathy dans "La vallée de la bénédiction" et "La vallée de la louange" disponibles sur ce site à la page Editions .

Si vous souhaiteriez recevoir les nouveaux messages vidéo que je publie chaque mercredi et chaque vendredi il vous faut vous abonner à Jean-François Gotte soit sur ma page Facebook soit sur ma chaine Youtube