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Le feu des prières non exaucées

INTRODUCTION

Dieu vous a fait une promesse, vous a donné une parole rhéma.

(La Parole de Dieu qui s'applique à votre cas personnel est votre Rhéma. La Parole écrite qui devient vivante dans votre cœur, Cette Parole écrite vous parle et vous fait du bien, elle devient votre Rhéma, la Parole de Dieu pour vous) que vous chérissez, ou ne chérissez pas d’ailleurs. Ce peut être comme pour Abraham de devenir le père ou la mère d’une race bénie, ou comme pour Noé de construire une arche (une grande église). Dieu vous a dit que vous étiez pour l’instant caché dans son carquois mais qu’un jour il vous lancerait dans les nations, il vous a révélé que vous partiriez en mission, que vous fonderiez une église ou un foyer chrétien…

Il est vrai que Dieu, dans sa Souveraineté, révèle des portions de ce qui va nous arriver dans le futur. Ceci pour nous rassurer, nous préparer, nous stimuler à veiller et prier, à évangéliser… Ce que Dieu annonce parfois longtemps à l’avance, devrait être pour nous une source d’encouragement et une bénédiction. Mais nous avons du mal à gérer certaines paroles prophétiques et l’eau qui devrait nous désaltérer devient de l’absinthe dans notre gosier ! J’aimerais donc faire quelques remarques concernant la gestion de la parole prophétique.

Ne pas courir après une parole prophétique comme on va chez l’astrologue

L’être humain a besoin d’être constamment rassuré concernant son avenir. C’est pourquoi de tout temps et en tout lieu, il a cherché à le connaître à travers toutes sortes de moyens : la bonne aventure, la boule de cristal, l’invocation aux défunts, l’astrologie…

« Les choses cachées sont à l’Eternel » (Deut. 29).

« Oserez-vous me questionner sur ce qui doit venir ? » (Es. 25)

« Il ne vous appartient pas de connaître les temps et les moments. » (Act.1)

Si, en général, Dieu ne nous les révèle pas, c’est qu’il doit avoir de bonnes raisons. Je suppose que si l’on savait tout ce qui devait nous arriver, notre deviendrait en cauchemar.

En tant que chrétiens, nous avons le privilège de savoir que le Dieu Tout-Puissant veille sur nous. Dieu, dans sa Parole, nous répète encore et encore que nos destinées sont dans ses mains et que les projets qu’il a pour notre vie, sont des projets de paix et non de malheur afin de nous donner un avenir et de l’espérance (Jér. 29). Quelles promesses merveilleuses ! Elles sont pour nous aujourd’hui et pour demain. Pas besoin d’aller voir un voyant ! La vie chrétienne est une marche par la foi, non par la vue. C’est une marche de confiance « aveugle », on peut marcher « les yeux fermés » ou plutôt les yeux fixés sur Jésus.

Etre le dépositaire des secrets de Dieu n’est pas une tâche facile.

C’est un fait biblique que le Seigneur « dévoile à ses serviteurs les prophètes ses pensées les plus profondes. » (Amos 3 :7)

Quand Dieu nous donne une parole prophétique, il nous charge d’une grande responsabilité. Elle est comme un « valise » qu’il nous confie et qu’il va falloir apporter quelque part. Dans cette valise, il y a quelque chose de très précieux, de très important à ses yeux. Cette valise peut être « lourde » parfois à porter.

Je pense à ceux qui faisaient de la résistance pendant la Seconde Guerre mondiale et qui avaient des documents secrets à faire passer. Il devait user de prudence, de sagesse, d’ingéniosité pour les amener à bon port. De même, devons-nous agir avec cette parole-vision qui nous a été donnée. Car nous aurons fort probablement des ennemis à confronter : bien sûr, le diable, l’ennemi numéro un qui ne veut pas que le Royaume de Dieu avance. Mais aussi les autres, certains autres, même des autres chrétiens. Et puis nous-mêmes. Car nous pouvons devenir notre propre ennemi !

Never abort your vision !

Moquerie, découragement

On pourra se moquer de nous. On fera tout pour nous « casser » . Ex. Noé, Néhémie « C’est trop grand » ; « Pour qui tu te prends ? » ; « T’auras jamais les finances ! » C’est pourquoi il est parfois préférable de garder notre vision cachée et secrète.

« Tous ces gens voulaient nous effrayer." (Néh.6)

« Faîtes attention : ne perdez pas courage, ne vous effrayez pas des rumeurs qui circulent à travers le pays. » (Jér. 51)

« Ne crains pas leurs paroles et ne tremble pas devant eux. » (Ez.2)

« Suffit-il de parler pour que l’on ait raison ? » (Job 11)

Sur le chemin de l’attente, nous en rencontrerons plus d’un qui nous conseillera de « laisser tomber ». Ce sera des moments extrêmement troublants pour nous car nous sommes liés à la parole que nous avons crue venir de Lui, bien des années auparavant. Nous rencontrerons des jours de grands Doutes où on n’en pourra plus de ramer à contre-courant et où l’on aurait préféré ne jamais avoir entendu de prophétie pour ne plus être liés par elle.

Ex. Dieu nous a dit de partir étudier aux Etats Unis ; d’accueillir un 6 ème enfant ; d’acheter un salle de culte au lieu d’en louer une ; de faire une Voyage en Roumanie…

Séduction

Et puis, il peut y avoir un moment où tout compte fait, cette promesse, on n’en veut plus ; au début, elle nous enthousiasmait. Maintenant, elle nous pourrit la vie. On préférerait entendre la voix d’un autre prophète qui nous dise autre chose et nous délie de ce fardeau, qui nous libère de cette parole, pour qu’elle ne soit plus comme « un feu qui brûle en nous ». Mais est-ce juste ? Dans 2 Rois : un prophète se laisse détourner de sa route « première », à cause d’un autre prophète qui lui donne une autre parole. Conséquence ? Ce premier est jugé sévèrement pour sa désobéissance et se fait attaquer et tuer par un lion.

« Informez-vous des chemins d’autrefois : ‘Quel est le bon chemin ?’ Et puis suivez-le donc. » (Jér. 6 :16)

« Est-ce bien toi Seigneur ? »

livre qui relate les débuts de Jeunesse en Mission. Quand les choses ne vont pas dans le sens escompté, le doute vient s’immiscer : « Ai-je bien entendu ? » « Dieu a-t-il réellement dit… ? » On peut friser la folie : la pression entre la vision et ce que nous voyons ici et maintenant peut nous écraser. Ex. entrée au clos

- Image de l’hiver ; la graine est en terre ; tout semble mort… jusqu’à ce que le printemps s’en mêle !

- Image de la barque à marée basse ; elle patauge dans la boue… jusqu’à ce que les flots reviennent. Et la voilà qui danse à nouveau. Tout le reste est oublié.

- Agneau : Parfois, on a l’impression de friser la folie quand ce que l’on voit ne correspond pas à ce qu’Il a dit. « Pourquoi les doutes envahissent-ils votre cœur ? » (Luc 24 : 3)

- Tu crois qu’elle est grosse ?

- Oui, j’en suis sûre.

- Je commence à douter ; on est déjà en avril et toujours rien

- Attends, tu vas voir…

Et tous les jours, le même discours… jusqu’à cette fameuse après midi où Jean-François arrive en courant : « Le petit agneau est né ! » Je l’attendais, je m’impatientais, je doutais… et je fus émerveillée…

Savoir attendre correctement:

- Il existe une réelle tension entre prier, combattre, être violent, pour amener à l’existence ce qui n’est pas encore par l’intercession et entrer dans le repos de la foi, demeurer dans le calme et la confiance.

Comment savoir ce qu’il faut faire, ce que Dieu attend de nous. Se laisser guider par les impulsions de l’Esprit. Un jour, c’est le combat ; un jour c’est le sabbat. Suivre la nuée.

- « Hands off » : « pas touche ! » Abraham et Ismaël Il est très difficile de gérer une parole prophétique donnée longtemps à l’avance. Car dans notre impatience à la voir se réaliser, nous pouvons sombrer dans la manipulation : nous voulons inconsciemment « aider Dieu », contrôler les événements et nous forçons la venue du « bébé ». Nous provoquons l’accouchement en faisant naître prématurément le bébé-vision. Alors on « enfante Ismaël » parce qu’on n’a pas la foi, la patience ou le courage d’attendre « sans se prendre la tête » le Isaac, le fils de la promesse. Et là, y a un tout petit problème ! ! ! Ce bébé-là, c’est pas le bon.

« Renvoie l’esclave avec son fils, car le fils de l’esclave n’aura aucune part à l’héritage avec le fils de la femme libre. » (Gal. 4 : 30) Ismaël a été la tentative d’Abraham pour accélérer le plan de Dieu et l’accomplir par ses propres efforts. Vous avez sans doute essayé de faire la même chose un jour vous-même. Nous avons tous nos « Ismaël », nos bonnes idées qui ne sont pas celles de Dieu et qui peuvent vraiment compliquer nos vies. Quand Dieu a dit « Chasse la servante et son fils », il signifiait : « Il est grand temps pour toi de faire face à ton passé et de débarrasser ton grenier ! »

Parfois votre miracle et votre erreur peuvent grandir ensemble sous le même toit. D’un côté les choses peuvent être terribles et de l’autre très bonnes. Mais Dieu dit : « A cause de la bénédiction et de la destinée que j’ai pour toi, tu dois te séparer de cette chose. »

Cela fait mal de jeter quelque chose que vous aimez et chérissez… Quand vous arrivez à renoncer à quelque chose que vous pensez devoir posséder, alors là, vous montrez combien vous aimez Dieu – C’est cela le sacrifice de louange. Quand vous offrez à Dieu ce quelque chose, vous vous positionnez vous-mêmes pour recevoir sa bénédiction dans votre vie à une niveau supérieur. (Bob Gass)

Ex. Pas un époux ! ! (On l’a, on le garde !) ; Mais ce peut-être un fiancé qui n’est pas chrétien, qui ne partage pas vos valeurs. Dieu vous demande peut-être de rompre.

- Comme on sait que papa a dit « pas touche » et qu’on est des enfants obéissants, alors on peut user d’une autre technique, celle de forcer la main de Dieu, comme des enfants capricieux. On cherche des prophéties, on les détourne, on les interprète à notre sauce. On force les circonstances. On trafique la Parole. On « proclame » des promesses inapropriées. On se lie par nos paroles, on fait des voeux stupides Il y en a qui font des jeûnes jusqu’à la « délivrance »… Mais il est dit dans la Parole : « Nul ne me forcera la main. »

C’est peine perdue. C’est à nous à nous aligner à l’agenda de Dieu, à son timing.

- Attention à l’obsession : Nos pensées peuvent constamment tourner autour de « La Promesse » : Celle-ci devient de plus en plus en encombrante : Ces pensées peuvent engendrer la tristesse et parfois même la dépression. Dieu nous dit : « Ah si tu m’écoutais, ta paix serait comme un fleuve… » Si nous n’avons pas cette paix, c’est que nous ne devons pas bien écouter ou pas écouter du tout ! La vision peut même devenir une idole. On l’astique, la chérit. On voudrait mettre Dieu dans le coup. On voudrait mettre les autres dans le coup. On leur colle des fardeaux qu’ils ne sont pas supposer porter. Elle devient très encombrante. Trop.

« Entends, ma fille, et vois ! Ecoute-moi : Ne pense plus à ton peuple et à ta famille Car le roi est épris de ta beauté. » (Ps. 45 : 11,12)

«Jusques à quand tourneras-tu dans tous les sens ? » (Jér. 31 : 22)

On est paralysé. On attend sans rien faire. « Attendre en silence », ce n’est pas s’enfermer dans un cocon et oublier le reste. On oublie parfois ceux qui nous entourent et nos responsabilités premières comme passer du temps avec son mari. On refuse de donner l’amour, le soin, le temps à ceux qui sont en droit de les recevoir de nous. Sous couvert de la foi, on fait des œuvres mortes. On enfante du vent. Alors, ne soyons plus « stuck » (coincés), paralysés et neutralisés par nos obsessions : le diable se régale de trop car sous couvert de foi et d’attente persévérante, on passe à côté des bonnes œuvres qui, elles, sont déjà prêtes à être pratiquées mais que nous ignorons faute de temps, faute de place dans nos pensées et d’énergie dans nos émotions !!!!

Une des stratégies du diable qui marchent le mieux est de concentrer notre attention sur des choses qui n’ont plus d’importance. Si quelqu’un t’a fait du mal, pardonne-lui et passe à autre chose… Pourquoi gâcher la seule vie que tu as en essayant de justifier le passé, quand tu peux aller de l’avant et entrer dans la bénédiction de Dieu ? Si tu as le dernier mot mais que tu passes à côté de ta destinée, alors qu’est-ce que tu as gagné ? …Tu as été obsédé assez longtemps avec cette affaire (Bob Gass)

Ou alors, on méprise les petits commencements, les petits boulots. On veut de suite le devant de la scène, la richesse, le bon poste, la grande église : on dédaigne les étapes intermédiaires. Ex. Un des hommes les plus riches du monde est un métallurgiste indien. Son père ou grand-père avait commencé à collecter des métaux dans les poubelles.

On attend « le réveil » ; alors on ne témoigne pas. On fait preuve de passivité spirituelle sous couvert de foi et de grande spiritualité.

- Enjoy the journey Profite du jour qui t’est donné, qui est cadeau de Dieu unique qui ne reviendra jamais plus. Chaque jour doit être vécu comme si c’était le dernier.

Dans son très bon livre When God, when ? Joyce Meyer dit: « Dieu m’a enseigné à vivre ma vie aujourd’hui et maintenant, tout en attendant l’accomplissement des choses qui sont dans mon cœur. On peut se prendre tellement la tête à faire naître la prochaine vision que l’on n’arrive jamais à profiter et prendre soin des choses qui sont à notre portée. J’ai reçu de Dieu une vision 10 ans avant de la voir se réaliser. Pendant toutes ces années, je crois être passée à côté de beaucoup de joies en essayant de la mettre au monde en dehors du timing de Dieu. Apprends à jouir du lieu où tu te trouves maintenant en attendant d’être là où tu veux te rendre. »… Vous passerez plus de temps dans votre vie à attendre qu’à recevoir. Et quand vous aurez reçu ce pour quoi vous aviez tant attendu, vous commencerez à attendra pour quelque chose d’autre. C’est la vie ! Si vous n’apprenez pas à « attendre de la bonne façon », vous allez vivre sans cesse dans la frustration. (Bob Gass, Traduction libre)

Quand le figuier ne donne pas de figue et que les espoirs sont déçus.

- On ne connaît que partiellement.

Pourtant il arrive que Dieu mette en lumière « une partie » de ce qui va arriver. Je dis bien une partie ». Et j’ajoute que l’on comprend ces choses que partiellement. Il est très important de se laisser une marge de doute. Sinon, on risque d’être extrêmement confus.

« Aujourd’hui,… nous ne voyons que d’une manière indirecte, comme dans un miroir… Dans le temps présent, je connais d’une manière partielle… » (1 Cor. 13 : 12)

« C’est dans la foi que tous ces gens sont morts sans avoir reçu ce qui leur avait été promis… En fait, c’est une meilleure patrie qu’ils désirent. » (Héb. 11 : 13,16)

Bien des espérances que nous avons nourries sont déçues, non pas que Dieu n’avait pas parlé mais parce que nous avons mal saisi les nuances.

Ex. Nous avons cru voir l’accomplissement de notre vivant mais c’est d’autres qui vont récolter. Combien sont partis sur le champ missionnaire, comme Charles Marsch et sa femme en Algérie… Ils ont versé leur vie, comme l’on verse de l’eau sur un terrain aride. Il semble qu’il ne reste rien. Que tout a été absorbé. Ils n’ont vu que très peu de fruits. Sauf que maintenant, en Algérie, dans ces lieux où ils ont semé, une église en feu prospère tout en souffrant de la persécution !

- Dieu ne ment pas ; il ne se trompe jamais. Mais l’être humain n’est pas exempt d’erreur. Errare humanum est. C’est une leçon d’humilité. En deux mots, on peut se tromper. On peut s’accrocher à une vision qui ne vient pas de Dieu. C’était une «Good idea » mais pas une « God’ idea ».

Je suis révoltée en constatant, avec du recul, combien j’ai pu perdre de temps en essayant de « faire venir au monde » des choses que je croyais venir de Dieu. J’ai passé des années à prier, pleurer, ressasser les mêmes pensées, en essayant de provoquer l’accomplissement de la promesse divine. Et puis, j’ai usé mes forces pour rien. Quelle bêtise ! Quel gâchis ! Dieu est Dieu et ce qu’il a dit s’accomplira « no matter what » ! Si cela ne s’accomplit pas, c’est que ce n’était pas sa parole, ou que je l’ai mal interprétée ou encore qu’il a changé d’avis

« L’Eternel dit à Samuel : - Combien de temps encore vas-tu pleurer sur Saül, alors que moi, je l’ai rejeté… ? » (1 Sam. 16 : 1)

On est dans une impasse. On est en panne. On n’arrive pas à gérer nos « pertes » (un mari qui nous a quittés, le décès d’un enfant ; la perte d’un emploi…) On est comme Samuel qui pleurait toujours Saül, le premier roi et ne reconnaissait pas qu’il devait maintenant accorder son soutien à David. L’onction de Dieu s’était déplacée. Le Seigneur lui dit : « Ca suffit. Jusques à quand vas tu pleurer Saül ?». En d’autres termes : « Laisse allez mon peuple ! Oublie les oignons et les concombres d’Egypte et pense au lait et au miel de Canaan ! »

Le deuil doit prendre fin un jour. La vie continue. Le Seigneur a pour vous quelque chose de « bien plus que ça ». Samuel était tellement « accroché à Saül – le roi que Dieu avait rejeté – qu’il ne pouvait pas voir David – le roi que Dieu avait préparé. Saül était le passé, mais David était l’avenir…– Bouge ! » (Bob Gass)

- Quand Dieu nous demande de consacrer son « Isaac ». Mettre sur l’autel notre rêve. Les mystères de Dieu. Accepter sans comprendre. « Un jour tu comprendras » Dieu est bon « no matter what » ! Tout es bien, ma paix est infinie.

CONCLUSION : LE JOUR DE LA NAISSANCE

«Dieu fait toute chose belle en son temps. » Je pense ce matin à tous ces hommes et toutes ces femmes qui prient depuis des années, attendant de rencontrer la personne avec qui ils pourront fonder leur foyer. Ils ont prié des milliers de fois. Et puis un jour, un moment, c’est le grand rendez-vous orchestré par Dieu lui-même. Rien n’a été prémédité. C’est Dieu qui les met ensemble, souverainement, par son Esprit. Leurs prières ont été entendues, les promesses de Dieu se réalisent, leurs espoirs ne sont pas déçus.

« Faisons le bien sans nous laisser gagner par le découragement. Car si nous ne relâchons pas nos efforts, nous récolterons au bon moment. » (Gal. 6 : 9) « Ceux qui sèment avec larmes moissonneront avec chants de joie. » (Ps.)

Notre foi, qui est la ferme assurance des choses qu’on ne voit pas, faillit bien quelquefois. Mais ce qui est magnifique, c’est que malgré les doutes et les moments d’incrédulité

Sara et Elisabeth ont bien enfanté malgré leur âge avancé, exactement comme les anges l’avaient prédit ! « Alors que tout lui interdisait d’espérer, il a espéré et il a cru. » (Rom. 4 : 18)

Moïse a bien conduit le peuple vers Canaan, en dépit des chars du Pharaon et du désert à traverser ;

Le peuple d’Israël est bien retourné de captivité, après 70 ans, comme la prophétie l’avait annoncé

Jésus est bien ressuscité selon ce qu’il avait annoncé à ses disciples…

Pensez à Siméon qui toute sa vie avait attendu l’accomplissement de la promesse que Dieu lui avait faite, celle de voir de ses propres yeux la venue du Messie avant de mourir. Je me dis qu’il aurait pu manquer le jour de « la visitation ». Heureusement que le Saint Esprit l’avertit de se rendre au Temple, car le Jour J, le jour de Gloire, était arrivé, le jour de la délivrance. Quelle récompense pour ce vieil homme. Il était venu des milliers de fois adorer. Est-ce que cette fois ci serait la bonne ? Il crut une fois de plus et il vit le Sauveur tant attendu.

Ex. Nath. Je me rappelle comment j’ai peiné à Nice pour que Nath apprenne la musique. Toute famille arménienne, digne de ce nom, doit apprendre à ses enfants à jouer d’un instrument. Mais, Ciel, que j’ai eu du mal ! Après les Etats-Unis, alors que nous venions de nous installer à St Cyr sur Loire, j’ai dit à Nath que j’étais prête à lui donner moi-même des leçons (car nous n’avions pas d’argent pour payer un prof). Il a refusé catégoriquement. Alors je n’ai pas pu tenir tête à mon jeune ado. J’ai laissé tomber ! Mais une dizaine d’années plus tard, Nath s’est remis au piano, puis à la guitare. Il me harcelait pour que je lui transmette les quelques connaissances qui sont les miennes. Puis, il s’est acheté des DVD : tout en regardant ceux-ci, ils apprenaient. Il a joué des heures et des années durant… Et le voici maintenant, jouant du clavier et de la guitare à la louange. Mais pas seulement !

Il a eu la vision de former un groupe de musique. Au « temps de Dieu », tout s’est mis en place, avec une rapidité étonnante : deux jeunes roumains, quelques jeunes de Nancy plus Nath se sont retrouvés à Tours pour répéter et puis ils sont partis en tournée à travers l’Europe (la France bien sûr, mais aussi la Suisse, la Hollande, l’Allemagne). Quelle aventure ! Ils ont même joué devant le pasteur Jack Hayford (le président des Eglises Fourquare, aux USA, mais il est aussi un pasteur, un écrivain, un compositeur et un enseignant de renommée internationale) qui les a bénis. Cela me fait penser au verset : « Une nation peut-elle naître en un jour ? » Eh bien oui ! Ce groupe est né « en un jour ». Dieu est étonnant mais aussi la foi toute simple de Nath qui a su déplacer les montagnes. D’ailleurs, c’est le tube du groupe : « Si tu as la foi comme une graine de moutarde, ainsi le dit le Seigneur… Alors, tu diras, à la montagne, bouge-toi, bouge-toi… Et la montagne elle bougera, elle bougera, elle bougera… »

CHANT

Pour toutes les déceptions/ Pour tous les cœurs amers/ Pour toutes les illusions/ Lumière

Pour celui qui est blessé/ A l’esprit fatigué/ Pour toute voie sans issue/ Jésus

Sa croix domine/ Telle une tour sur la colline/ Son sang purifie/ Hier comme aujourd’hui

Pour tous les désespérés/ Tous ceux qui sont perdus/ Et pour tous les angoissés/ Refuge

Pour tous les points douloureux/ Et pour tous les regrets/ Et tous les cris lancés vers Dieu/ Berger

Paix amour grâce et joie/ Je suis indigne, je m’incline

Je m’incline/ Seigneur je cours vers la croix

Je m’incline/ Devant toi

Message de Cathy Gotte

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