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Message à l’église de Smyrne et Philadelphie

Nous avons déjà vu les lettres aux églises d’Ephèse, de Pergame et de Thyatire. Chaque message éveille une prière. Quand je pense à Ephèse, ma prière est de demander que mon cœur reste enflammé. Quand je pense à Pergame ou Thyatire, cela me rappelle la tentation de Jésus dans le désert, lorsque Satan lui demande juste une petite génuflexion, rien qu’un tout petit compromis devant les dieux de ce monde (l’argent, le pouvoir, le sexe…). Que Dieu nous garde dans ces tentations et qu’il nous garde des faux prophètes comme Jézabel.

Nous allons voir maintenant les messages de Dieu pour l’église de Smyrne et pour celle de Philadelphie

Qu'en est-il pour ces 2 églises de l'Apocalypse ?

Dans Ap 2 v8 à 11, Jésus dit à l'église de Smyrne :’’Je connais tes souffrances, ta pauvreté et le mal qu’on dit de toi… Et Dieu prophétise : "Tu vas souffrir encore " !

Pour l’église de Philadelphie, Ap 3 v7-13, Jésus dit : "Tu as peu de puissance ! "

Au hit parade des églises, ces 2 églises seraient classées dernières, or ce sont les deux seules à qui Jésus ne fait pas de reproche ! Elles ne reçoivent que des éloges !

Nous avons une leçon à tirer de cela : le palmarès des hommes est différent de celui de Dieu. Les hommes évaluent les églises selon deux critères.

Le critère de la prospérité

Ce critère est faux puisque Dieu dit :’’Je connais ta pauvreté et pourtant tu es riche’’ Ap 2 v9.

La qualité spirituelle d’une église ne se mesure pas à ses bâtiments, sa sono ou son compte en banque.

Le critère de l’onction

L’église est-elle puissante ? Pourtant, Dieu ne fait que des éloges à l’église de Philadelphie qui a peu de puissance qui est faible et misérable.

J’ai été étonné en étudiant ces textes, de voir comment Dieu connaît notre vécu, nos circonstances et les détails de notre vie.

Qu'en est-il de la ville et de l'église de Smyrne ?

Voyons de plus près le vécu de la ville de Smyrne. (Ap 2 v8). Smyrne était une ville connue pour rivaliser avec Éphèse la capitale. Elle n’était pas la 1ère en nombre mais elle voulait cette 1ère place et l’avait gagnée par sa beauté. Smyrne était réputée pour la splendeur des temples païens. Les églises étaient minables à coté !

Jésus se présente à cette église comme étant celui qui est le premier et le dernier, celui qui était mort et qui est revenu à la vie. C’est curieux comme cela rejoint le vécu de cette ville. Smyrne avait été rasée en 600 avant Jésus-Christ et rebâtie en 290 av. J-C. Un historien de l’époque disait que Smyrne avait connu la mort et la résurrection. Jésus s’adapte au contexte où il se trouve quand il parle afin de mieux rejoindre ses auditeurs dans leur vécu ! !

Smyrne était appelée la fidèle car elle était connue pour sa loyauté politique. Un temple à la déesse de Rome recevait tous les citoyens romains qui étaient convoqués pour dire :’’César est le seigneur !’’En y brûlant un peu d’encens. Lorsque ce devoir civique était accompli, les citoyens recevaient un certificat sur lequel il était écrit :’’Nous t’avons vu sacrifier à notre dieu’’. Smyrne était vraiment la ville fidèle à César. Les chrétiens qui refusaient de plier le genou devant un autre dieu que Jésus leur Seigneur souffraient, devenaient pauvres car leurs biens étaient confisqués. Comme ils refusaient les ‘’magouilles’’ des corporations d’artisans, ils s’appauvrissaient. Ils refusaient les banquets et les orgies par fidélité à Dieu. A Smyrne, il y avait une communauté juive très importante. Lorsque certains juifs se convertissaient, ils étaient considérés comme apostats et dénoncés aux autorités romaines.

Polycarpe a été responsable de l’église de Smyrne, c’était un disciple de Jean. Il a été dénoncé par les juifs comme étant destructeur des dieux romains…Un comble ! L’historien rapporte qu’il a été brûlé vif un jour de sabbat et les juifs étaient zélés pour porter les fagots. L’église de Smyrne souffre du pouvoir politique mais aussi du pouvoir religieux. Dans le combat contre la véritable église, on trouve souvent le pouvoir et la religion.

Dans l’Apocalypse, on voit la bête, l’antichrist qui représente le pouvoir politique, mais il y a une autre bête auprès d’elle, c’est la grande prostituée qui représente le pouvoir religieux. L’habit ne fait pas le moine ! Extérieurement on peut être juif, circoncis dans la chair et ne pas l’être aux yeux de Dieu.

Ap 2v9 :’Je connais les calomnies que tu subis de la part de ceux qui se disent juifs et ne le sont pas’. La circoncision qui compte pour Dieu est celle du cœur. Dieu avertit l’église qu’elle aura à souffrir 10 jours. C’est un chiffre symbolique pour désigner une courte période.

Sois fidèle jusqu'à la mort et tu remporteras la couronne de vie (récompense des athlètes gagnants). La seconde mort, fait référence à l’enfer, l’étang de feu (voir Ap 20).

Aujourd’hui encore, il y a des chrétiens qui sont menacés de mort et qui sont parfois exécutés à cause de leur foi.

Qu'en est-il de la ville et de l'église de Philadelphie ?

Voyons maintenant l’église de Philadelphie en Ap 3 v7à 13.

Philadelphie était une ville frontière. Elle était appelée la porte de l’orient et devait propager la culture grecque auprès des barbares de la Phrygie. Le temple du dieu Janus avait pour symbole la clef. Jésus parle à cette église en utilisant ces mêmes images : la porte, la clef c’est lui qui l’a !

Il y avait une crainte des tremblements de terre à Philadelphie. Les habitants avaient des huttes en dehors de la ville pour s’y réfugier à la moindre secousse. Dans ce contexte de la crainte du séisme, Jésus annonce (3v 10) qu’il va venir un cataclysme mais qu’ils seront gardés. Comme cette promesse d’être épargné est rassurante ! Jésus promet que le vainqueur sera une colonne dans le temple de Dieu et il n’en sortira plus (3 v12). Les gens de la ville n’aspiraient qu’à cela ! Ils étaient fatigués de toujours devoir se sauver à la moindre secousse sismique !

Philadelphie était aussi appelée la petite Athènes car il y avait beaucoup de temples. Pour mettre un de ses fils à l’honneur, on gravait son nom sur la façade du temple, comme un mémorial. Jésus promet d’écrire son nom sur ses colonnes (Ap 3 v12).

Dieu serait-il injuste ?

Pourquoi Dieu annonce t-il à l’église de Smyrne qu’elle devra encore souffrir et à l’église de Philadelphie qu’elle sera épargnée ?

On a tendance à raisonner en pensant qu’il y a des bons qui sont bénis et des méchants qui sont éprouvés. Il n’en est rien puisque les deux sont déclarées fidèles !

Quand une église passe par la tourmente, on est tenté de dire que Dieu n’est pas avec eux puisqu’ils ne sont pas protégés. C’est faux !

Pourquoi Jacques est-il allé en prison puis est mort décapité alors que Pierre a été miraculeusement libéré de prison par un ange ?

Quand Jésus annonce à Pierre qu’il va mourir martyre alors que Jean devrait mourir vieux…Jésus lui dit : Que t’importe ? Toi, suis-moi !

Quand on relit tout le chapitre 11 des Hébreux, certains héros de la foi ont été délivrés et d’autres tronçonnés POURQUOI ? Il n’y a pas de réponse, malgré une même fidélité, les vécus sont différents. C’est un mystère et il faut bien se garder d’en conclure que l’un est béni et l’autre puni !

Ces messages aux 7 églises de l'Apocalypse un chef d'oeuvre biblique !

je veux partager combien je suis émerveillé par la correspondance entre la parole de Dieu et le vécu des destinataires. La Bible est un livre inspiré. Aucun homme n’aurait pu préméditer ces textes dans lesquels rien n’est laissé au hasard. Je suis impressionné par la profondeur de ces textes. Quelle qualité d’amour avaient nos premiers frères et sœurs ! Devenir chrétien sous l’empereur Domitien signifiait devenir hors la loi, devoir subir les brimades, les dénonciations ou perdre la vie comme Antipas. En occident, c’est facile d’être chrétien, à part quelques petites moqueries, on n’est pas menacé. Notre grand ennemi est peut-être la facilité. On n’est pas trempé comme l’acier qui est remis au feu jusqu’à devenir indestructible.

Parmi les 7 destinataires des lettres aux églises, lequel aimerais-je être ? Certainement Smyrne ou Philadelphie même si elles ne sont pas au top du hit parade des hommes, il est touchant de constater que rien n’attriste Jésus. Jésus ne leur dit pas :’’Mais, voici ce que j’ai contre toi…’’ Ce n’est pas pour être perfectionniste mais quand on pense à Jésus-Christ cloué à la croix pour nous, on ne peut pas être heureux de savoir que son cœur est attristé. Que Dieu nous soit en aide pour être fidèle et qu’il nous pardonne toutes nos infidélités !