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Et si on disait toute la vérité ...

La fidélité c’est de dire toute la vérité aux gens

Pas juste une partie de la vérité ! Le "Tota Scriptura" ! Tout ce que dit la Bible … car il ne suffit pas de citer la Bible pour être biblique.

Trois exemples pour expliquer ce que je veux dire :

1er exemple : Psaume 91 v 9 -10

"Si tu as choisi le Dieu très-haut comme abri, aucun mal ne peut te toucher, aucun malheur ne peut approcher de ta maison." PDV

Le v 7 renchérit

"Même si mille personnes tombent près de toi, et si dix mille meurent à côté de toi, rien ne t'arrivera !"

Ceux qui marchent avec Dieu ne sont pas assurés tous risques !!! La preuve se trouve au v 15 : "Je serai avec lui dans le malheur."

Alors que doit-on croire? La vérité biblique, ce sont les deux promesses ensemble. L’auteur du Psaume 91 pas schizophrène, pour lui ces vérités se côtoient.

2ème exemple : Hébreux 11 v 33-37

"Parce que ces hommes ont cru en Dieu … 34 ils ont évité d'être tués par l'épée. "

Mais il est aussi écrit que d'autres n'ont pas eu le même sort : "37 On les a tués en leur jetant des pierres, ou bien on les a sciés en deux, ou on les a tués par l'épée."

Alors que doit-on croire? La vérité, c'est ces deux aspects ensemble.

3ème exemple : Actes 12 v 6 à 11

"Hérode est sur le point de faire juger Pierre devant le peuple. La nuit avant le jugement, Pierre est en train de dormir entre deux soldats. Il est attaché avec deux chaînes, et des gardiens sont devant la porte pour le surveiller. 7 Tout à coup, l'ange du Seigneur est là, une lumière brille dans la cellule de la prison. L'ange réveille Pierre en lui touchant le côté. Il lui dit : 'Lève-toi vite !' Alors les chaînes tombent de ses mains. 8 L'ange lui dit : 'Mets ta ceinture et attache tes sandales.' Pierre obéit. L'ange lui dit : 'Mets ton vêtement de dessus et suis-moi.' 9 Pierre sort de la cellule et le suit. Il pense que tout cela n'est pas réel, il croit rêver. 10 Pierre et l'ange passent devant le premier groupe de soldats, puis devant le deuxième groupe. Ils arrivent à une porte en fer qui donne sur la ville. La porte s'ouvre toute seule devant eux et ils sortent. Ils vont au bout de la rue, et tout à coup, l'ange quitte Pierre. 11 Alors Pierre se rend compte de ce qui est arrivé et il dit 'Maintenant, je vois bien que c'est vrai : le Seigneur a envoyé son ange et il m'a délivré du pouvoir d'Hérode. Il m'a protégé aussi de tout le mal que le peuple juif voulait me faire."

Pierre est miraculeusement protégé, délivré du mal et du malheur.

Mais il est aussi écrit dans ce même chapitre : "1 À ce moment-là, le roi Hérode Agrippa Ier se met à faire du mal à certains membres de l'Église. 2 Il fait tuer par des soldats Jacques, le frère de Jean."

Le collègue de Pierre, lui, n'a pas été miraculeusement protégé ni délivré.

Alors que doit-on croire? La vérité biblique, c'est les deux aspects ensemble.

Conclusion : un enseignant de la Bible se doit de dire "tout le conseil de Dieu" et pas juste ce qui nous arrange et qui fait plaisir à nos auditeurs.

Chaque fois que l'on promet la protection, la délivrance, la guérison au nom de la Bible, on ne devrait jamais omettre l'autre aspect sinon la personne qui ne voit pas le miracle promis va croire que Dieu l'a rejetée ou trompée.

Faut pas confondre la foi avec l’extrémisme ! L’extrémisme, c'est être plus royaliste que le roi ! La foi, c'est recevoir tout le conseil de Dieu y compris les choses difficiles qui nous dérangent et nous posent question.

Le conseil de Dieu ne dit pas que quelqu’un qui marche avec Dieu va toujours échapper au malheur ou toujours être guérie ici-bas ! Dans la Bible, il existe un livre entier sur les 66 qu’elle contient consacré aux terribles malheurs d'un homme pourtant considéré comme juste par Dieu lui-même.

Le conseil de Dieu promet : - qu’il est avec nous quand nous traversons la détresse - qu’il ne permettra pas que nous soyons éprouvés au-delà de nos forces - qu’il va travailler d’une manière ou d’une autre à faire concourir notre épreuve à notre bien - qu’il nous en délivrera au moment venu si ce n'est ici-bas, à coup sûr dans l'au-delà !